21 Oct

Le marche des obligations et le rendement a revenu fixe … comment ca fonctionne exactement?

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Posted by: Drummond Team

Le marché des obligations et le rendement à revenu fixe – comment ça fonctionne exactement?

par MCAP – 17 Octobre 2011

 

La première chose qu’il faut comprendre au sujet du marché des obligations est le concept du « rendement ». Le rendement d’une obligation correspond au revenu, au gain, au profit, soit la raison pour laquelle un investisseur investit son argent. Avec une obligation, le rendement dépend de deux facteurs : l’intérêt qu’elle rapporte ainsi que le prix payé par l’investisseur pour celle-ci.

Voici un exemple : Il y a quelques années, Marie a acheté une nouvelle obligation dont la valeur nominale ou le capital est de 100 $ et qui rapporte des intérêts annuels de 10 $. Le rendement qu’obtient Marie est donc de 10 %.  Les taux d’intérêt ont baissé depuis que Marie a acheté son obligation et à l’heure actuelle, une obligation similaire d’une valeur de 100 $ ne rapporte que 5 $ en intérêts annuels (rendement de 5 %). Ainsi, Marie doit se réjouir d’avoir une obligation dont le rendement est de 10 % tandis que le rendement actuel n’est seulement que de 5 %, logique, non? Si Marie décide de vendre son obligation, elle demandera 200 $ puisqu’elle sait que les investisseurs n’obtiennent qu’un rendement de 5 %. Son obligation rapporte 10 $ en intérêts annuels, peu importe qui en est le propriétaire, alors le nouvel investisseur qui paye 200 $ pour son obligation aura un rendement de 5 %. Les obligations payent des intérêts à taux fixe jusqu’à ce qu’elles arrivent à échéance. Le prix des obligations, et donc le rendement de ces dernières, change constamment.

Avez-vous déjà remarqué que lorsqu’ils essayent d’expliquer la relation entre le marché des obligations et les taux hypothécaires, les journalistes disent souvent « parce que les hypothèques sont financées par le marché des obligations ». Financées dans le marché des obligations? Bien que cette affirmation ne soit pas tout à fait exacte, elle peut nous aider à comprendre la relation entre les taux hypothécaires et le marché des obligations.

Le marché des obligations (et nous faisons référence aux obligations du gouvernement du Canada) fonctionne selon le principe de l’offre et de la demande. Nous sommes tous au courant, surtout dernièrement, que le gouvernement déficitaire et qu’il a des dettes. Lorsque les rentrées d’argent du gouvernement sont inférieures à ses dépenses, il finance principalement son manque à gagner en émettant des obligations (et d’autres instruments à court terme comme les bons du Trésor). Les investisseurs achètent ces obligations lorsqu’elles sont émises pour la première fois, mais il existe aussi un grand marché secondaire dans lequel les investisseurs achètent et vendent des obligations du gouvernement avant qu’elles n’atteignent leur échéance. Comme dans tous les secteurs de l’économie, l’augmentation de la demande entraîne l’augmentation des prix. Les prix plus élevés des obligations font baisser les rendements puisque le taux d’intérêt de chaque obligation est fixé au moment de l’émission (comme dans le cas de Marie). La demande pour les obligations du gouvernement a tendance à augmenter en période d’incertitude et lorsque les investisseurs perçoivent davantage de risque dans le marché boursier – comme c’est probablement le cas en ce moment. Lorsque l’économie se remet et que les perspectives de gains des sociétés s’annoncent
prometteuses, les investisseurs ont tendance à retourner vers le marché boursier. La demande pour les obligations chute, les prix sont en baisse et le rendement des obligations augmente.

Le rendement des obligations du gouvernement est surveillé de près et sert de point de référence pour d’autres instruments à taux fixe. Les obligations du gouvernement sont considérées comme le type d’investissement le plus sécuritaire et ayant la plus grande liquidité (se vend facilement et rapidement au besoin) disponible au Canada. Elles offrent donc le moins bon retour sur l’investissement. D’autres instruments à taux fixe sont évalués en fonction des obligations du gouvernement. En outre, puisque les obligations du gouvernement offrent les rendements les plus bas, les rendements d’autres types d’investissements sont toujours plus élevés. La différence est appelée « écart ». En se servant des obligations comme jalon, on obtient un cadre de référence de base pour établir la valeur d’autres investissements à taux fixe – comme les hypothèques.

21 Oct

The Bond Market and Fixed Income Yields – How Does it Really Work?

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Posted by: Drummond Team

The Bond Market and Fixed Income Yields – How Does it Really Work?

by MCAP – 17 October 2011

 

The first thing we need to understand about the bond market is the concept of “yield”. The yield of a bond is the income, the earning, the profit – the reason why an investor would invest. With a bond, yield is a function two things: the interest the bond pays and the price the investor pays for the bond.

Think of this example:

A few years ago, Mary bought a new bond with a face value or principal amount of $100 which pays annual interest of $10. Mary’s yield is 10%. Interest rates in the economy have decreased since Mary bought her bond and, today, a similar new $100 bond only pays annual interest of $5 (a 5% yield). Mary must be happy to have a bond with a yield of 10% when the current yield is now only 5%, right? If Mary decides to sell her bond, she will ask for $200 for it since she knows that investors today are only earning a yield of 5%. Her bond still pays annual interest of $10 to whoever owns it, so the new investor who pays $200 for her bond, will earn a yield of 5%. Bonds pay a fixed rate of interest until they mature. Bond prices, and therefore bond yields, change all the time.

Have you ever noticed that reporters, when trying to explain the reason why the bond market influences mortgage rates, will often say “because mortgages are financed through the bond market”? Financed through the bond market? While that statement is not entirely true, it can help us understand the relationship between mortgages rates and the bond market.

The bond market (and we are referring to Government of Canada bonds) operates on the simple basis of supply and demand. We have all heard, especially recently, about the government’s operating deficits and overall debt. When the government takes in less than it spends, it finances the shortfall mostly by issuing bonds (and other short term instruments such as Treasury Bills). Investors buy these bonds when they are first issued but there is also a vast secondary market which allows investors to buy and sell existing government bonds before they mature. As with anything in the economy, increased demand results in higher prices. Higher bond prices result in lower bond yields since the interest rate of each bond is fixed when it is issued (like Mary’s example above). Demand for government bonds tends to increase during times of uncertainty and when investors see increased risk in the stock market – like they probably do now. When the economy recovers and the outlook for corporate earnings brightens, investors tend to return to the stock market. Demand for bonds falls off, bond prices are pushed down and bond yields are pushed up.

Government bond yields are widely followed and are used as a reference point or a benchmark for other fixed rate investments. Government bonds are considered to be the safest and the most liquid (easy and fast to sell if necessary) fixed income investments available in Canada. They therefore provide the lowest returns. Other fixed rate investments are evaluated in comparison to government bonds and, since government bonds return the lowest yields, yields on other investments are always higher. The difference is often referred to as the “spread”. Using government bonds as a benchmark therefore provides a base frame of reference for valuation of other fixed rate investments – like mortgages.

17 Oct

Les analyses economiques de Benjamin Tal – Benjamin Tal Economic Buzz

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Les analyses économiques de Benjamin Tal

Édition d’automne 2011

Par Benjamin Tal

Économiste en chef adjoint, Marchés mondiaux CIBC

 

L’économie fait du surplace, ce qui réduit la probabilité d’un relèvement des taux d’intérêt

 

Aucune économie n’est à l’abri d’un accident. Les difficultés temporaires des secteurs de l’énergie et de l’automobile ont durement touché les exportations au deuxième trimestre, ce qui a suffi pour faire baisser le produit intérieur brut du Canada (le PIB mesure la taille de notre économie en tenant compte de l’inflation), et ce, malgré une demande intérieure robuste. De ce fait, le trimestre affiche un résultat plus sombre qu’il ne l’est en réalité et, par conséquent, un rebond est probable au troisième trimestre. En effet, les données mensuelles de juin ont révélé une croissance de 0,2 %, signe annonciateur d’une tendance haussière.  À l’exclusion de la forte croissance de janvier, le PIB du Canada a fait du surplace pendant cinq mois. Une croissance nulle n’annonce pas forcément une récession.  Par exemple, les économies canadienne et américaine ont connu de nombreuses périodes prolongées de stagnation, qui ont été suivies d’une croissance.  Toutefois, étant donné la fragilité de l’économie américaine, il s’en faudrait de peu que les États-Unis et le Canada connaissent à nouveau une récession ou une situation qui s’en approche. De plus, les perspectives mondiales sont suffisamment incertaines pour que l’on s’inquiète de leur évolution au cours des prochains mois.

 

L’inquiétude de la Banque du Canada à l’égard de l’inflation s’est atténuée

 

Tant que l’économie mondiale ne sera pas plus solidement ancrée, la Banque du Canada ne sera pas pressée de relever les taux. Elle avait évoqué la possibilité de relèvements pour juillet et septembre, mais ils n’ont pas eu lieu. La Banque ne craint plus de voir la faiblesse des taux d’intérêt déclencher l’inflation et par conséquent, la nécessité d’un retrait des mesures de relance monétaire a diminué.

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Benjamin Tal Economic Buzz

Fall 2011

Article by Benjamin Tal

Deputy Chief Economist, CIBC World Markets

 

Flat economy makes interest rate increases less likely

 

Accidents can happen to any economy.  Temporary troubles in energy and autos hit exports hard during the second quarter, which was enough to push Canada’s Gross Domestic Product (the size of our economy with inflation factored in) into a decline—even though demand was healthy at home. This made the quarter look worse than it really was, and a rebound is therefore likely in the third quarter. Indeed, June’s monthly data showed a decent 0.2% gain as a signpost of an upward trend.  Aside from January’s strong growth, Canada’s GDP has been essentially flat for five months. Flat economies don’t inevitably signal a recession—both Canada and the US have gone through many extended flat stretches which were followed by growth. However, with the US economy so fragile, it won’t take much of a miss to find the US and then Canada in recession or something close to it. Plus, there are enough clouds on the global horizon to be concerned about the next several months.

 

The Bank of Canada is no longer as worried about inflation

 

Until the global economy is on a more solid track, the Bank of Canada is being very patient in raising rates. It hinted at rate hikes for July and September, neither of which materialized. Now the Bank is no longer as worried that low interest rates will trigger inflation, and therefore the need to withdraw monetary stimulus has diminished.

12 Oct

Now is the time for a fixed-rate mortgage

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TED RECHTSHAFFEN | Columnist profile | E-mail

Globe and Mail Update

 

A recent Bank of Montreal study says that variable-rate mortgages have worked out to be better than fixed-rate mortgages 83 per cent of the time since 1975.

I believe we are now in the 17-per-cent zone.

Here are three key reasons:

Protect yourself from interest rates you can’t afford
Today, Canada’s debt-to-income ratio has reached 150 per cent – an all-time high. To me, this is rational. If you can borrow money at 2 per cent or 3 per cent, it can make financial sense to borrow a lot.

The big issue is whether these same borrowers would have borrowed as much if interest rates were 5 per cent or 6 per cent. Based on the history of five-year mortgage rates since 1950, it is rare to get a 5-year fixed mortgage for under 6 per cent.

We don’t know where interest rates will be over the next five to 10 years, but what percentage of borrowers today will have financial difficulty paying their debt at 6 per cent? For those that will be in rough shape in that scenario, a variable-rate mortgage today is a real risk.

The only way someone can eliminate that risk is to lock in their mortgage rate. Today, you can get a five-year fixed mortgage for as low as 3.2 per cent. While you still need to worry about where interest rates will be in five years, you will be protected from any interest rate increases until late 2016.

For those who are truly risk averse, you can get a 10-year mortgage today for 4.69 per cent. While a 10-year mortgage is not the right solution for many people, for some stable and risk-averse people, this could be an ideal solution to avoid any interest rate risks for a decade. Keep in mind that for most of the last half century, a mortgage rate of 4.69 per cent would have been a blessing.

The premium on fixed mortgage is very small
For most of the past year, Canadians have leaned very heavily to variable-rate mortgages. Earlier this year, five-year variable mortgages were being offered at rates as low as prime minus 0.95 per cent (2.05 per cent at current prime rates). With the latest financial worries, lenders have raised variable rates. It is now difficult to find better than prime minus 0.5 per cent on a five-year variable mortgage. At today’s prime rate, this translates into 2.50 per cent.

Traditionally, a five-year fixed-rate mortgage would be 1 per cent to 2 per cent higher than the five-year variable rate, depending on the prevailing yield curve. The yield curve shows the difference between short-term rates and longer term rates.

Today, if you can get a variable rate mortgage for 2.50 per cent, and a five-year fixed at 3.2 per cent that is just a 0.7-per-cent premium. That is a steal on a historical basis.

Now factor in the fact that today’s prime rate is among the lowest in history and there are very few people who believe that interest rates will be the same or lower three years from now. If ever there was a time to take a hit of 0.7 per cent (on the front end) for the benefit of having a locked in rate for five years, today might be the day.

Peace of mind
There are a lot of things to worry about in life. For those with a large variable-rate mortgage, I know from our clients, that every Bank of Canada interest-rate announcement brings some anxiety. Having a fixed-rate mortgage simply eliminates that extra worry for at least a few years.

On its own, peace of mind is not a strong enough reason for most people to go fixed versus variable, but in combination with interest-rate history and the exceptionally low premium for a five-year fixed-rate mortgage, I believe now is the right time to lock into a fixed-rate mortgage.

Even if you are currently in a variable rate mortgage that doesn’t come due for a while, now might be a good time to consider moving to a fixed-rate mortgage and locking in the lowest rates in history.

We may just look back at today’s fixed rates and wonder how we could have ever considered not locking in.

Ted Rechtshaffen is president and CEO of TriDelta Financial Partners, a firm that provides independent financial planning advice. He has an MBA from the Schulich School of Business and is a certified financial planner. He was vice-president of business strategy at a major Canadian brokerage firm.